La base de données
Une base de données est un ensemble organisé et structuré de données interconnectées, stockées de manière persistante.
Elle est conçue pour stocker, gérer et récupérer efficacement des informations, permettant ainsi de gérer et d’accéder aux données de manière cohérente et structurée.
Le vocabulaire à connaître.
Données : Les données sont les informations brutes qui sont stockées dans la base de données. Elles peuvent prendre différentes formes, telles que du texte, des chiffres, des images, des fichiers multimédias, etc. Les données représentent les faits ou les observations sur lesquels les utilisateurs veulent travailler.
Système de gestion de base de données (SGBD) : Le SGBD est un logiciel qui permet de gérer la base de données. Il fournit des fonctionnalités pour créer, modifier, organiser et interroger les données. Le SGBD facilite également la gestion des utilisateurs, des autorisations d’accès, de la sécurité, des sauvegardes et de la récupération des données.
Modèle de données : Le modèle de données définit la structure logique et la manière dont les données sont organisées dans la base de données. Les modèles de données couramment utilisés sont le modèle relationnel, le modèle hiérarchique, le modèle en réseau et le modèle orienté objet. Le modèle relationnel est le plus répandu et est basé sur des tables, des enregistrements et des relations entre les tables.
Schéma : Le schéma d’une base de données décrit la structure et l’organisation des données. Il définit les tables, les colonnes, les contraintes d’intégrité, les relations entre les tables, les clés primaires et étrangères, etc. Le schéma fournit un plan global de la structure de la base de données.
Opérations : Les opérations sur une base de données incluent l’insertion, la mise à jour, la suppression et la récupération des données. Les utilisateurs peuvent interagir avec la base de données en utilisant des requêtes et des commandes spécifiques pour effectuer ces opérations.
Intégrité et contraintes : Les bases de données ont souvent des contraintes d’intégrité pour garantir la validité et la cohérence des données. Par exemple, une contrainte de clé primaire garantit qu’une colonne ou un ensemble de colonnes identifie de manière unique chaque enregistrement. Les contraintes peuvent également limiter les valeurs autorisées, définir des règles d’intégrité référentielle, etc.
Transactions : Les transactions regroupent des opérations sur la base de données dans une unité logique et cohérente. Elles suivent généralement le principe ACID (Atomicité, Cohérence, Isolation, Durabilité) pour garantir que les modifications de la base de données sont exécutées de manière fiable et cohérente.
En résumé, une base de données est un système organisé pour stocker, gérer et récupérer des données de manière structurée et cohérente. Elle joue un rôle essentiel dans de nombreux domaines, notamment les entreprises, les institutions, les sites web, les applications et les systèmes d’information.
La base de données SQL ou relationnelle.
Les bases de données SQL ou relationnelles sont les BDD les plus connues et les plus pratiquées de nos jours.
Elles s’appuient sur l’algèbre relationnelle qui a été inventée en 1970 par Edgar Frank Codd, le directeur de recherche du centre IBM.
Les bases de données relationnelles sont constituées d’un ensemble d’éléments de données dont les relations sont prédéfinies.
Elles sont simples à maintenir et à faire évoluer. Elles sont organisées en tableaux, eux-mêmes composés de colonnes et de lignes.
L’interface de programmation standard pour ces bases de données est le Structured Query Language (SQL).
Comment SQL fonctionne ?
Les applications peuvent être programmées avec différents langages comme Python, PHP ou Ruby. En revanche, historiquement, les bases de données ne comprennent pas ces langages. Jusqu’à récemment, elles ne comprenaient que SQL (même si les choses ont beaucoup changé au fil des dernières années).
C’est la raison pour laquelle l’apprentissage de SQL est indispensable pour travailler dans les domaines du développement d’applications ou du développement web. Avant de pouvoir l’utiliser, il est nécessaire d’apprendre son » markup » ou balisage en Français.
Ceci est valable pour tous les langages de programmation. En revanche, SQL présente une caractéristique unique qui le distingue des autres langages : le concept des tableaux.
En effet, une base de données est constituée de tableaux. Chacun de ces tableaux est composé de colonnes et de lignes, et représente un ensemble de données. Ainsi, SQL permet de créer ou de manipuler des tableaux.
Plusieurs commandes SQL sont fréquemment utilisées pour travailler avec les bases de données. Par exemple, « CREATE DATABASE » permet de créer une base de données, « CREATE TABLE » permet de créer des tableaux.
La commande » SELECT » permet de trouver ou d’extraire des données en provenance d’une base de données. « UPDATE » permet d’ajuster ou d’éditer les données, et « DELETE » permet de supprimer certaines données.
Il ne s’agit là que de quelques exemples de commandes très couramment utilisées, pour vous offrir un aperçu du fonctionnement de SQL. Plus la base de données est complexe, plus l’utilisateur devra utiliser de commandes.
Ces commandes permettent d’écrire des « requêtes » pour manipuler les données dans les bases de données. Le système interprète et traite ces commandes, par exemple pour créer un nouvel enregistrement dans une base de données.
A quoi sert le langage SQL ?
Le langage SQL est utilisé dans tous les domaines où les bases de données sont exploitées. En d’autres termes, on le retrouve dans pratiquement tous les domaines où des données sont générées et analysées.
Dans l’industrie de la finance, les applications de banking et de traitement de paiements stockent les données sur les transactions financières et les utilisateurs. Ces systèmes reposent sur des bases de données complexes et requièrent donc l’usage de SQL.
De même, les applications de streaming musical comme Spotify ou Deezer utilisent intensivement les bases de données, par exemple pour stocker les vastes catalogues de fichiers musicaux issus de différents albums par différents artistes.
Le SQL permet de manipuler ces données pour trouver ce que l’utilisateur recherche, ou encore de stocker des données sur l’utilisateur et ses préférences.
Les réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram utilisent SQL pour stocker les informations sur le profil d’un utilisateur telles que sa biographie ou sa position géographique. Chaque fois qu’un utilisateur crée une publication ou partage un contenu, le SQL permet de mettre à jour la base de données.